QUÉBEC – Une dentiste de Québec offre depuis quelques années un service de soins dentaires à domicile grandement apprécié par les personnes à mobilité réduite et par les personnes âgées.

Environ 40 % des personnes âgées résidant dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) auraient encore leurs dents naturelles. De plus, près de la moitié des aînés au Québec n’auraient pas visité un dentiste au cours des deux dernières années.

Pour aider à remédier à cette situation, Dre Sarah Gagné a mis en place une clinique mobile qui offre les mêmes soins qu’un dentiste en cabinet, mis à part les radiographies. Sur le terrain, elle constate que son travail est essentiel. Les problèmes buccodentaires chez les aînés sont très fréquents.

«On a de la gingivite, de la carie dentaire et de la parodontite. Mais on a aussi des champignons dans la bouche. Ça peut jouer sur le diabète, les dosages de coumadin», a expliqué Dre Gagné.

Mal équipé et mal formé

À la base, les problèmes sont causés par le manque d’hygiène. Souvent en perte d’autonomie, plusieurs aînés n’ont pas les outils nécessaires pour prendre soin de leurs dents et de leur bouche.

«La rotation des brosses à dents ne se fait pas. Ils ont des prothèses, mais pas de brosse à prothèse. Il y a plein de choses qui font que même le personnel est mal équipé pour faire les bons soins dentaires», a énuméré Dre Gagné.

«Je crois que le temps accordé à la formation des soins dentaires [pour les préposés aux bénéficiaires ], c’est environ une journée dans leur formation, quand on pense qu’une hygiéniste dentaire passe trois ans au cégep. Une journée dans tout le programme, ce n’est pas suffisant», juge la dentiste.

Il y aura de plus en plus d’aînés avec des dents naturelles dans les résidences pour personnes âgées dans les prochaines années. Selon Sarah Gagné, il faut agir dès maintenant pour ne pas se retrouver avec un problème de santé publique.

«Ça va devenir une urgence d’intégrer une routine pour les soins dentaires pour les personnes en centre d’hébergement. Ce n’est pas juste les dents, mais aussi les implants qui vont avoir intégré les CHSLD».

La demande pour la Clinique Dentaire Mobile a augmenté au cours des cinq dernières années. D’une quinzaine de patients par semaine à ses débuts, Sarah Gagné peut maintenant en rencontrer une quarantaine. Elle peine aujourd’hui à répondre à la demande.

 

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